Fétiches – Mo Hayder

Des chuchotis dans les ténèbres. Une cavalcade étouffée dans les couloirs. Des gémissements. Les nuits sont rudes et effrayantes à l’établissement psychiatrique haute sécurité de Beechway… Pour le personnel comme pour les patients. On murmure que le fantôme de « La Maude », la cruelle infirmière de tous leurs cauchemars, serait reparue. Hallucination collective ? Autosuggestion ? Lorsque des malades commencent à se mutiler et que des morts suspectes surviennent, l’infirmier en chef, AJ, décide d’alerter le commissaire Jack Caffery. La folie rôde, l’horreur est en marche et ne demande qu’à s’évader.

Ce résumé et la couverture énigmatique m’ont fait craquer pour ce thriller de 509 pages écrit par Mo Hayder que je ne connaissais pas jusqu’à ce jour. Je ne suis pas vraiment fan des romans psychologiques parce que je suis peureux je n’ai jamais eu l’occasion d’en découvrir avant celui-ci, mais je dois dire que Fétiches m’a donné envie d’en découvrir un peu plus sur ce type d’ouvrage. Loin d’être un indispensable, Fétiches m’a permis de changer un peu des policiers classiques ou des romans de Stephen King que je dévore depuis quelques temps et de découvrir un genre dans lequel l’angoisse et la réflexion se croisent tout au long du récit.

J’ai particulièrement aimé les différentes histoires qui se déroulent en parallèle tout au long du bouquin, et que l’on a du mal à recouper avant la bonne moitié de la lecture. Malheureusement, une des histoires est un peu négligée et je ne trouve toujours pas son intérêt dans l’ensemble du roman. C’est un peu compliqué de parler d’un livre sans en dévoiler certains rouages, donc je vous laisse découvrir de quelle partie je parle en vous faisant votre propre idée, et peut être que pour vous elle aura un impact réel sur le déroulement du récit. J’ai lu un peu partout (Senscritique, Babelio) que des gens avaient déjà trouvé le dénouement du scénario avant la moitié du livre, mais quand je lis j’aime bien me laisser porter par le récit et ne pas chercher à trouver à tout prix la fin du récit avant que l’auteur ne l’ai décidé. Je dois être bon public puisque je n’ai vu venir le renversement de situation que quelques lignes avant que l’auteur le dévoile.

Ce qui m’a le plus dérangé dans Fétiches, c’est que le fait que cela se déroule en partie dans un hôpital psychiatrique laissait présager des passages torturés qui devaient me glacer le sang, mais à part quelques paragraphes – lus dans le noir dans une maison que l’on ne connait pas – font frissonner, je n’ai pas ressenti la moindre frousse à la lecture du roman. Pour moi ce n’est donc pas un indispensable, mais une bonne lecture de vacances si l’on souhaite lire un bouquin léger sans trop de prise de tête.

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